Ma réconciliation inconditionnelle avec la Colombie Britannique

Publié le 12 août 2012 | Récits du CANADA | 5 commentaires

 

 

À la sortie du ferry, je prends la route en recherche d un bivouac, c est après une centaine de kilomètre que je trouve une « rest area » et vers 4h je me couche enfin.

Le lendemain je suis sortie du lit par un couple dont l épouse est québecquoise.

Nous devisons gaiement sur mon voyage, sur Scani et ce couple charmant me donne des informations sur les incontournables de la suite de ma route Canadienne.

Pendant deux jours je refaits une portion de route déjà connue à l aller sous un soleil radieux, puis quelques kilomètres après Prince Georges, je prends la Hwy 99 route touristique qui longe la côte en serpentant à travers la montagne.

La première moitié de cette somptueuse route est plutôt mauvaise et étroite, mais on oublie très vite cette difficulté grâce à la variété des points de vue, chaque sorties des très nombreux virages offre un nouveau lac d’altitude dont les couleurs vont de laiteux à turquoise, ou de bleu profond à émeraude .

Ils sont entouré soit de grands sapins à flan de montagne, soit de roches déchictées, quelques uns sont accessibles pour la pêche ou la baignade, Dream et moi a chaque fois que j ai la possibilité de m arrêter allons à la découverte de chacun aux mépris des serpents, ours et « moose », il faut dire que Dream et équipé d une cloche ce qui permet aux animaux sauvages d être prévenu de notre approche.

Après avoir traversé quelques stations de ski huppées quelques 100 kms avant Vancouver, je me met en quête d un concessionnaire pour faire vidange et graissage de Scani qui en a bien besoin.

Je m adresse en premier lieu à un dealer SCANIA marine, il m explique qu il n à pas de personnel qualifié en camion, j ai beau lui expliquer qu un moteur c est un moteur, son ton se durcit, il me prie de sortir du port séance tenante, je reprends ma route vers un dealer Volvo ou je ne suis pas non plus la bienvenue, eux m explique que ils ne connaissent rien en camping car et que de plus cette marque SCANIA de camping car, il ne connaisse pas.

J’explique que SCANIA n est pas une marque de camping car mais une marque de camion suédois comme Volvo.

Et là stupeur, il m’affirme que Volvo est américain du Nord et n à donc rien a voir avec l Europe… Sans même faire l effort de regarder ils affirment ne pas avoir de filtres de toute façon, moi j en ai…

Le chef vient me dire qu il ne peut pas prendre le risque de monter des filtres dont il ne connaît pas la provenance, malgré l emballage SCANIA. Je campe gentiment sur mes positions, il m envoie un magasinier qui tente de trouver chez son fournisseur des filtres, il me demande la marque du moteur, je lui réponds SCANIA, il me prend pour une débile, renouvelle sa question en ajoutant : Cummins ou Perkins ! Je renouvelle ma réponse SCANIA, il s en va sans rien dire et ne revient jamais.

Son chef revient quelques minutes plus tard me demander de partir afin de libérer la place, j insiste pour un rendez vous, nous sommes jeudi, de guerre lasse il me propose de repasser lundi voir si il y aura un mécano de disponible.

Je part un peu découragée par ces deux expériences malheureuses.

Étant proche de la gare du ferry, je décide d aller passer le WE sur l île de Vancouver.

Pendant mon attente du ferry comme à l accoutumée des hommes viennent voir le camion et parmis eux un chauffeur de convoi exceptionnel, à qui j explique mes déboires avec les garagistes, il n est pas surpris et me souhaite une bonne traversée.

À la sortie du ferry, il me propose de faire lui même la vidange et le graissage, il habite au centre de l île et attend mon coup de fil ce weekend end.

Ce matin samedi 11, je téléphone à Mike, qui me propose de me retrouver devant Scani dés maintenant .

Je le retrouve aussitôt, il est accompagné de son frère lui aussi passionné de mécanique, je prends le volant et suis les deux frères jusqu’à la résidence secondaire de Mike.

Aussitôt les deux frères se mettent au travail sur Scani, l’un le graisse couché sous le châssis pendant que l’autre s’attaque à la vidange et aux changement des filtres à GO et huiles, j’ai dans mes bagages les filtres à GO, à air, mais pas le filtre à huile, Steve passe un coup de fil et 15 mn plus tard une jeune femme livre le filtre nécessaire et pour moins de 20 dollar canadien que Steve paye .

Le graissage terminé, les deux frères s’allient pour changer l’huile et les filtres avec maestria, bien qu’il ne posséde pas l’outillage spécifique Steve trouve toujours une solution .

Il faut dire qu’il est passionné de mécanique et qu’il consacre beaucoup de son peu de temps libre à remettre en état des voitures de collection Ford de préférence du début du siècle dernier dans son atelier dont beaucoup de proffessionel serait jaloux de l’équipement, de la propreté et du rangement.

Il fait tout par lui même, il a d’ailleurs le projet de construire son camping car en partant d’une épave de pick up 4X4 Ford dés que ses deux chantiers en cours seront terminé .

J’adorerais voir les résultats, car si j’en juge par la qualité de remise en état de la berline de sport de son frère des années 60 qui stationne dans un autre garage de la maison, ce sera magnifique.

L’entretien de Scani terminé, il refuse de démarrer et je suis responsable, j’ai totalement oublié qu’il faut purger le filtre à GO, un voisin sympa vient à la rescousse et grâce au bouquin, le collège d’experts trouve la solution et enfin Scani ré-sourit à la vie.

Je propose à mes deux sauveurs de partir essayer Scani, et là je vois deux enfants devant une vitrine de Noël, ils partent faire un petit tour et en revenant sont conquis et me remercie extrêmement chaleureusement que je suis très gênée.

D’autant plus que je propose d’au moins payer les fournitures, une trentaine de litres d’huile, le filtre, la graisse, etc, ce qu’il refuse catégoriquement alors même que sans eux je serais très ennuyée pour la suite de mon voyage.

Ces garçons sont vraiment exceptionnels, mais me mettent tellement mal à l’aise, car je ne sais pas quoi faire.

Puis deux idées me viennent, la première offrir à Steve la plaque avant de Scani, celle ci n’étant pas obligatoire en Amérique du nord, la deuxième de déjeuner ensemble dimanche. Ils acceptent et j’en suis très heureuse mais pas déculpabilisée pour autant.

Quelle magnifique journée !!!

Puis deux idées me viennent, la première offrir à Steve la plaque avant de Scani, celle ci n’étant pas obligatoire en Amérique du nord, la deuxième de déjeuner ensemble dimanche. Ils acceptent et j’en suis très heureuse mais pas déculpabilisée pour autant.

Quelle magnifique journée !!!

 

5 pensées sur “Ma réconciliation inconditionnelle avec la Colombie Britannique”

  1. Micheline Mercier dit :

    Coucou ma Véro, quelles expériences que tu vis et une chance que le petit Jésus place du monde comme Steve et son frère dans ton chemin! Bonne route et gros bisou

  2. Marylène Salles dit :

    Heureusement qu’il y a toujours des gens serviables !!!!!!!!!!

    j ‘espère que la mécanique va te laisser tranquille quelque temps !!!!

    Bises

  3. Iterrier dit :

    To be or not to be. That is the…point.
    On pense à toi. Bisous

  4. cisambert dit :

    coucou, c’est tout ou rien……bisous claude et alain

  5. mcpohu dit :

    que de belles rencontres et de gens gentils et efficaces

Les commentaires sont fermés.

Articles par dates

novembre 2019
L M M J V S D
« Sep    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Archives