Le Perou

Publié le 20 février 2012 | Récits du PEROU | 9 690 commentaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un dimanche matin je quitte le centre d’Arica dans le but de me trouver une place au bord de la plage pour me baigner .

Au sud les petites plages de sable blond ont des eaux cristallines mais m’y garer serait priver les autochtones de plusieurs places de parking, je vais donc sur les immenses plages du Nord qui servent de bivouac au Dakar chaque année .

Les plages Nord ont des eaux maronnasse à cause du Rio en furie à cette époque qui vient cracher ses eaux boueuses dans l’Atlantique .

Avec Dream je fais une grande balade sur la plage, trempant mes pieds dans l’eau agréablement tiède, quand à Dream il court comme un fou loin des vagues à cause de sa répulsion pour l’eau  .

Vers 10h la chaleur devenant forte je décide de passer la frontière située à une trentaine de kilomètres, espérant que le Dimanche il y ait peu de monde, que nenni .

J’y passe 3 heures de bureau en bureau sous un soleil de plomb et rentre enfin au Pérou avec un visa de 183 jours pour nous 3 (Dream, Scani et Moi) .

La première ville après la frontière est Tacna ou je m’engouffre afin de changer mes pesos Chilien contre des Nouveaux Sols Péruviens . La ville comme beaucoup de ville frontière et laide mais truver du change est très facile, en effet des femmes habilitées avec des gilets rouges arpentent la ville pour faire le change de nombreuses devises .

Un policier qui vient de m’arrêter pour avoir tournée dans une rue interdite me les recommande après m’avoir expliqué gentiment ma faute et souhaité la bienvenue au Pérou .

Mes sols en poche je décide d’aller faire un geuleton dans un resto de rue pour la somme astronomique d’un euro 50, j’ai droit à du poulet rôti accompagné de riz, mais , champignons, purée de pomme de terre, délicieux . Plus loin je goute à l’inca cola, une marque plus répandue ici que le Coca, c’est une boisson gazeuse jaune flou qui a le gout des bubble gum de mon enfance, chimique à souhait, mais marrant .

Puis nous reprenons la route coincée entre la cote et le désert superbe enfin des dunes, direction Arequipa .

La route est d’excellente qualité, en effet elle est refaite régulièrement à cause des violent tremblement de terre qui secoue le pays régulièrement plus ou moins destructeurs ils transforme les abord des villes en gigantesque amas de gravas, çà fait un drôle d’effet, d’autant que les cimetières sont anormalement étendus . Les villes sont reconstruite soit au même endroit soit à coté des anciennes selon le degré de destruction .

Je passe ma deuxième nuit dans une station service 24/24 ou seul deux autres PL sont installés . Le lendemain matin c’est plusieurs centaines de PL et voitures qui sont arrêté et bloquent la route sur des dizaines de kilomètres . J’avance en tête du bouchon en promenant Dream sous une chaleur étouffante à 8h du matin et demande aux policiers ce qui se passe, à une dizaine de kilomètre de là un pont s’est écroulé sous la pression d’un rio en furie à cause des pluies diluviennes de ces derniers jours en Bolivie et en montagne Péruvienne . Et personne ne sait quand il sera possible de passer !!!

Bon je décide de rester cette journée et d’attendre, quand on a sa maison sur le dos c’est plutôt pas mal, les camioneros d’a coté n’ont pas ce privilège et trompe leur ennui en écoutant à fond de la musique .

Ca pourrait être sympa si les centaines de radio à fond jouaient la même musique …La chaleur continue à monter et il n’y a pas un souffle d’air car les véhicules sont serrés comme des sardines, mais la vie s’organise très vite des marchants ambulants sortant de nulle part nous proposent des jus de fruits frais, des menus, beignets, fruit et légumes .

Tout le confort vient à nous .

Les enfants joue dans la poussière au foot, les hommes bichonnent leur camion, les femmes bronzent et moi je met la clim avant que Dream ne tombe dans les pommes .

A la nuit tombée rien n’a changé, et puis vers 22h j’entends de mon lit le vacarme des moteurs de mes nombreux voisins .

La route est réouverte, mais fidèle à ma religion j’attendrais le lever du jour pour partir .

Debout de bonne heure, je promène Dream avant de partir, le moteur de Scani chaud, je m’engage sur la route et hop bloqué de nouveau, un semi-remorque et des voitures sont tombés dans le rio . La route est de nouveau bloquée . Vers 3 h on nous laisse reprendre la route et puis quelques kilomètres plus loin nous sommes bloqués le passage de fortune n’a qu’une voie donc c’est chacun son tour, je mettrais 4h pour arriver au rio .

Là la police de la route me demande si mon mari accepterait d’aider à sortir les voitures qui sont renversées dans le rio avant que le courant ne les emporte, ainsi que la dépanneuse qui elle aussi est à l’eau .

J’explique que j’ai pas de mari mais que comme Scani va faire tout le boulot je devrais pouvoir les aider, je lis dans le regard de tout le monde, perplexité, surprise, et gratitude .

Bien entendu ils n’ont que des bottes et des pelles mais pas la moindre corde, sangle ou chaine, je sors donc mes lourdes sangles, les manilles insolvable et là c’est de l’admiration que je lis dans les visages .

Les hommes du village s’attache à l’extrémité d’une sangle et partent attacher la manille à la dépanneuse qui heureusement est encore sur ses roues, pendant ce temps je traverse le rio furieux pour rejoindre le sec de l’autre coté, l’eau passe au dessus des roues, je vais donc très doucement car je ne sais pas ce que cache l’eau boueuse sur environ 150 mètres de large .

Arrivée de l’autre coté j’enclenche tout les ponts puis les petites vitesse et Scani démarre tout doucement sans acoup, dans le rétro je vois la dépanneuse bouger, mais comme ces roues ne sont pas droites elle penche dangereusement . Les hommes font la chaine pour accompagner l’un d’eux jusqu’au volant, il redresse les roues et reste au volant ce qui accroit ma pression .

Je dois réussir et surtout sans casse, Scani repart tout doucement et la dépanneuse le suit parfaitement grâce au chauffeur qui accompagne la manoeuvre, la nuit commence à tomber et le passage devant moi est obstrué par les véhicules plus pressé que les autres de passer en double et presque triple file . Je klaxonne plein phare et tout le monde s’ébranle dans un bordel indescriptible, pendant ce temps les hommes raccourcisse la sangle .

Une fois la voie dégagée je sors avec succès la dépanneuse dégoulinante de boue sous les applaudissement de la foule . Cette fois ci la nuit est tombée, mais les propriétaires des voitures renversée dans le rio me supplie de les sortir de peur que cette nuit le courant les emporte définitivement jusqu’à la mer . Devant leur détresse je peux pas me dégonfler et pourtant …

Tout d’abord je dois tirer un tout petit peu pour les remettre sur leurs roues, puis les tirer au sec, après plus de 3 heures le rio est nettoyé de ces épaves noyées d’eau et de boue .

Je suis trempée de sueur, les villageois hourdé de boue jusqu’aux oreilles et Dream s’impatiente  .

Je descends du camion sous une ovation digne d’une star international, un concert de klaxon achève de nous assourdir .

Les policiers viennent vers moi me remercie chaleureusement et me tende le fruit d’une quête organisée pendant les manoeuvre pour me défrayé de mon GO . Je refuse et demande à ce que l’argent soit remis à l’église du village, stupéfaction et re applaudissement, je pense que si c’était en leur pouvoir je serais canonisé sur le champs …

Bon c’est pas tout ça mais il fait nuit noire et c’est une route étroite de montagne qui m’attends, encombrée de camion qui attendent pour passer, je roule donc doucement sur une vingtaine de kilomètres de lacets avant de trouver un coin pour enfin dormir et me remettre de mes émotions .

Le lendemain j’arrive dans une ville magnifique et étincelante de blancheur Arequipa, ville propre , entretenue et restaurée après le séisme de 2001. Je visite à pied le centre historique et admire son architecture coloniale, la ville est à 2300 m d’altitude dans un oasis de verdure au pied d’un volcan éteint depuis longtemps . Malgré les nombreux tremblements de terre bon nombre d’église ancienne sont encore debout et surtout le monastère de Santa Catalina, une ville à lui tout seul avec ses rues ses places, cette forteresse recèle des magnifique peintures, fresques …

Après une nuit difficile à cause de l’altitude que je ne supporte vraiment plus, en plus démon sang qui prends des allure de pâte à crêpe, je saigne du nez et trimbale jour et nuit une violente migraine, je décide donc de ne pas aller ni à Cusco pour le Machu Pichu ni au lac Titicaca avec beaucoup de regret mais il me semble important pour ma sécurité de me priver de site majeur .

Je redescend donc vers la côte en direction de Nazca . Je passe mes nuits en bord de mer, toujours dans des villages touristiques car tout les Péruviens rencontrés me mettent en garde sur la sécurité précaire du Pays, bien que je n’ai rien remarqué je suis les conseils des habitants ou de la police fort courtoise avec les touristes .

Je suis décue par les fameuses lignes de Nazca, car la brume gâche la visibilité de ces dessins géométriques, en revanche le musée un peu plus loin est fort intéressant sur l’origine encore aujourd’hui resté inconnu malgré des études longues et poussées.

Je continue ma route le long de la côte ou à travers les sierra désertique ou verdoyante .

Ce pays est d’une richesse historique, culturelle et économique fantastique et pourtant c’est la pauvreté et la précarité qui sautent au yeux, les catastrophes naturelles récurrente et des politiques corrompues doivent expliquer ce dénuement . l’analphabétisme et le manque de soins de qualité semblent être des fléaux à la vie dure, alors que la pays a du pétrole, de l’or, de l’argent, des minerais de toutes sortes, les eaux les plus poissonneuses du globe, de l’eau, des touristes etc…et de plus les Péruviens travaillent dur .

Bon j’arrive bientôt à Lima …

Asta luego

Véro

9 690 pensées sur “Le Perou”

  1. Pascal Webre dit :

    Salut
    Tu viens de réveiller de vieux souvenirs de passages en douane (nostallgie)
    Bravo pour les dépannages

  2. Gaubry dit :

    Bravo

  3. Marylène Salles dit :

    bravo véronique pour les dépannages!!!!!!!!!! certains camping caristes et grands voyageurs sont des st bernards!!!!!!!!!
    nous en avons fait l’expérience pour notre chauffage!!!!!!!!!!!!!!

    cela ne m’étonne pas pour l’altitude; je l’appréhendais pour toi.

    BISES de nous tous

  4. daubry dit :

    Coucou Véro.

    Contente d’avoir de tes nouvelles bien que je préfèrerais que ta santé soit meilleure. En tout cas, tu dois être contente d’avoir atteint le Pérou où les gens semble déjà t’adorer^^.

    Je vous fais de gros bisous à tous les deux et PtiBou aussi

  5. Eric Aubry dit :

    Atlantique? Tu as trouvé l’autoroute, j’aurai pourtant parié que c’est le pacifique. Mais je situe pas tout ça.

    Visiblement le Péruvien est plus accueillant, tant mieux.

    Et 1 ex voto 1. Grace à sa gentillesse et à son engagement à rendre service, notre Véro Nationale a maintenant une plaque en marbre dans une église péruvienne. D’après ton récit c’est mérité et les angles si lourdes et encombrantes ont justifiée leurs présence dans Scani qui s’en est bien sorti.

    En ce qui concerne ta santé, je partage ton sentiment et te recommande la prudence. L’altitude 0 c’est pas mal non plus. Pour les sites non visités, tu trouveras bien quelqu’un sur la route avec des films et des photos. Ca fait pas pareil mais c’est plus prudent.

    Profite de ton nouvel environnement et prend soins de vous

    Bises

  6. fcharon dit :

    bonjour ma Véro, tu as raison de fuir l’altitude (impossible de respirer normalement et trés mal à la tête ;
    nous sommes toujours dans l’attente mais cela va se préciser bientôt
    ;en attendant nous voyagons avec tes récits et bravo pour le dépannage……bises Chantal et François

Les commentaires sont fermés.

Articles par dates

juillet 2022
L M M J V S D
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Archives